• Short-course eflornithine in Gambian trypanosomiasis: a multicentre randomized controlled trial Research

    Pépin, Jacques; Khonde, Nzambi; Maiso, Faustine; Doua, Félix; Jaffar, Shabbar; Ngampo, Stéphane; Mpia, Bokelo; Mbulamberi, Dawson; Kuzoe, Felix

    Abstract in French:

    L’éflornithine est le seul traitement efficace chez les patients atteints de maladie du sommeil due à T. b. gambiense qui rechutent après un traitement par le mélarsoprol. Pour les nouveaux cas, l’éflornithine est aussi efficace que le mélarsoprol tout en étant beaucoup moins toxique. Toutefois, la posologie actuelle, qui prévoit l’administration d’éflornithine par voie intraveineuse pendant 14 jours, est trop coûteuse pour les pays d’endémie et ce médicament reste peu utilisé. En raccourcissant la durée du traitement, il serait possible de le rendre plus accessible. Nous décrivons ici les résultats d’un essai contrôlé randomisé visant à déterminer si un traitement de 7 jours par l’éflornithine intraveineuse (100 mg/kg toutes les 6 heures) est aussi efficace que la posologie standard de 14 jours contre les stades tardifs de la maladie du sommeil due à T. b. gambiense. Au total, 321 malades ont été choisis par tirage au sort pour recevoir l’un ou l’autre traitement dans quatre centres participants au Congo, en Côte d’Ivoire, en Ouganda et en République démocratique du Congo, et ont été suivis pendant deux ans. Parmi ces cas, 274 étaient des nouveaux cas de trypanosomiase et 47 étaient des malades ayant rechuté après avoir reçu un traitement autre que l’éflornithine. Sixmalades sont décédés pendant le traitement : 3 sur 274 (1,1 %) parmi les nouveaux cas et 3 sur 47 (6,4 %) chez les malades ayant rechuté(p = 0,04). L’un d’eux était soumis au traitement de 7 jours et les cinq autres au traitement de 14 jours (p = 0,2). On a observé une différence marquée de la réponse à l’éflornithine entre l’Ouganda et les autres pays. Parmi les nouveaux cas vus en Ouganda, la probabilité de guérison à 2 ans é tait de 73% pour le traitement de 14 jours contre 62% pour le traitement de 7 jours (rapport de risque (RR) pour l’échec du traitement, 7 jours contre 14 jours = 1,45 ; intervalle de confiance (IC) à 95%: 0,7-3,1 ; p = 0,3). Parmi l’ensemble des nouveaux cas vus en Côte d’Ivoire, au Congo et en République démocratique du Congo, la probabilité de guérison à 2 ans était de 97% pour le traitement de 14 jours contre 86,5% pour le traitement de 7 jours (RR pour l’échec du traitement, 7 jours contre 14 jours = 6,72 ; IC 95%: 1,5-31,0 ; p = 0,003). Parmi les cas de rechute vus dans les quatre pays, la probabilité de guérison à 2 ans était de 94% pour le traitement de 7 jours et de 100% pour le traitement de 14 jours. Les modèles de risques proportionnels de Cox ont indiqué que plusieurs facteurs étaient associés à un risque plus élevé d’échec du traitement : ponction de suc ganglionnaire positive (RR = 4,1 ; IC 95%: 1,8-9,4), leucorachie > 100/mm³ (RR = 3,5 ; IC 95%: 1,1-10,9), malade traité en Ouganda (RR = 2,9 ; IC 95%: 1,4-5,9) et présence de trypanosomes dans le liquide céphalo-rachidien (RR = 1,9 ; IC 95%: 0,9-4,1). Un état stuporeux à l’admission é tait associé à un risque plus faible d’échec du traitement (RR = 0,18 ; IC 95%: 0,02-1,4), de même que l’âge (RR = 0,977 ; IC 95%:0,95-1,0, pour chaque anné e supplémentaire). Le traitement de 7 jours par l’éflornithine est efficace contre les rechutes de trypanosomiase à T. b.gambiense. Cependant, pour les nouveaux cas, le traitement de 7 jours est moins efficace que la posologie standard de 14 jours et ne peut être recommandé. En Ouganda, le traitement par l’éflornithine, quelle que soit sa durée, n’est pas satisfaisant pour les nouveaux cas. Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour comprendre la raison pour laquelle on observe un plus grand risque d’échec en Ouganda et chez les malades ayant une ponction ganglionnaire positive. Le risque plus élevé d’échec du traitement chez les malades jeunes est probablement la conséquence de différences de pharmacocinétique de l’éflornithine liées à l’âge. Les enfants et adolescents traités par l’éflornithine devront recevoir des doses plus élevées que les adultes, et nous recommandons de façon empirique des doses quotidiennes d’au moins 500 mg/kg.

    Abstract in Spanish:

    La eflornitina es la única terapia eficaz para los pacientes con enfermedad del sueño gambiense que recaen tras haber recibido melarsoprol. En los casos nuevos, la eflornitina es igual de eficaz y mucho menos tóxica que este último. Sin embargo, el régimen actual de 14 días de eflornitina intravenosa es demasiado costoso para los países endémicos, lo que explica que el fármaco siga siendo poco utilizado. El acortamiento de la duración del tratamiento haría que el medicamento fuese más asequible. Describimos aquí los resultados de un ensayo aleatorizado controlado destinado a determinar si la administración intravenosa de eflornitina (100 mg/kg cada 6 horas) durante 7 días era tan eficaz como el régimen estándar de 14 días en el tratamiento de la fase avanzada de la enfermedad del sueõo por Trypanosoma brucei gambiense. Un total de 321 pacientes fueron asignados aleatoriamente en 4 centros participantes del Congo, Côte d’Ivoire, la República Democrática del Congo y Uganda a una de esas dos pautas de tratamiento, y sometidos luego a seguimiento durante 2 aõos. En total se contabilizaron 274 casos nuevos de tripanosomiasis, mientras que 47 casos correspondían a recidivas de pacientes que habían recibido anteriormente un tratamiento diferente de la eflornitina. Seis pacientes murieron durante el tratamiento: 3/274 (1,1%) entre los casos nuevos, frente a 3/47 (6,4%) entre las recaídas (P = 0,04). Uno de los pacientes fallecidos seguía el régimen de 7 días, mientras que los otros 5 habían comenzado la pauta de 14 días (P = 0,2). La respuesta a la eflornitina fue en Uganda notablemente distinta de la observada en otros países. Entre los casos nuevos correspondientes a ese país, la probabilidad de curación a los 2 años fue del 73% con el régimen de 14 días, frente al 62% con el régimen de 7 días (cociente de riesgo instantáneo (CR) para el fracaso terapéutico, 7 días frente a 14 días: 1,45, intervalo de confianza del 95% (IC95%): 0,7-3,1, P = 0,3). Entre los casos nuevos del conjunto del Congo, Côte d’Ivoire y la República Democrática del Congo, la probabilidad de curación a los 2 años fue del 97% con el régimen de 14 días, frente a 86,5% con el régimen de 7 días (CR para el fracaso terapéutico, 7 días frente a 14 días: 6,72, IC95%: 1,5-31,0, P = 0,003). Entre las recaídas detectadas en los 4 países, la probabilidad de curación a los 2 años fue del 94% con 7 días y del 100% con 14 días de tratamiento. Los modelos de riesgo instantáneo proporcional de Cox mostraron la asociación de varios factores a un riesgo mayor de fracaso terapéutico: un aspirado de ganglios linfáticos positivo (CR 4,1, IC95%: 1,8-9,4), un recuento de leucocitos en líquido cefalorraquídeo (LCR) > 100/mm³ (CR 3,5, IC95%: 1,1-10,9), el hecho de haber recibido tratamiento en Uganda (CR 2,9; IC95%: 1,4-5,9), y la presencia de tripanosomas en el LCR (CR 1,9; IC95%: 0,9-4,1). La existencia de estupor en el momento del ingreso se asoció a un menor riesgo de fracaso terapéutico (CR 0,18; IC95%: 0,02-1,4), al igual que el aumento de la edad (CR 0,977; IC95%: 0,95-1,0, por cada año adicional). El régimen de 7 días de eflornitina es un tratamiento eficaz de las recidivas de la tripanosomiasis gambiense. Sin embargo, ante los casos nuevos, una pauta de 7 días es inferior al régimen estándar de 14 días y no debe recomendarse. En Uganda, los dos regímenes fueron insatisfactorios en los casos nuevos. Es necesario emprender investigaciones adicionales para averiguar por qué el riesgo de fracaso terapéutico es mayor en Uganda y en los pacientes con un aspirado de ganglios linfáticos positivo. El mayor riesgo de fracaso observado en los pacientes más jóvenes refleja probablemente los cambios asociados a la edad de la farmacocinética de la eflornitina. A los niños y los adolescentes tratados con eflornitina se les debería administrar una dosis mayor que a los adultos; sobre la base de observaciones empíricas, recomendamos que se les administren al menos 500 mg * kg-1 * día-1.

    Abstract in English:

    OBJECTIVE: A randomized controlled trial was conducted to determine whether 7 days of intravenous eflornithine (100 mg/kg every 6 h) was as effective as the standard 14-day regimen in the treatment of late-stage Trypanosoma brucei gambiense trypanosomiasis. METHODS: A total of 321 patients (274 new cases, 47 relapsing cases) were randomized at four participating centres in Congo, Côte d’Ivoire, the Democratic Republic of the Congo, and Uganda to one of these treatment regimens and followed up for 2 years. RESULTS: Six patients died during treatment, one of whom was on the 7-day regimen, whereas the other five had been on the 14-day regimen (P = 0.2). The response to eflornithine differed markedly between Uganda and other countries. Among new cases in Uganda, the 2-year probability of cure was 73% on the 14-day course compared with 62% on the 7-day regimen (hazard ratio (HR) for treatment failure, 7-day versus 14-day regimen: 1.45, 95% CI: 0.7, 3.1, P = 0.3). Among new cases in Côte d’Ivoire, Congo, and the Democratic Republic of the Congo combined, the 2-year probability of cure was 97% on the 14-day course compared with 86.5% on the 7-day regimen (HR for treatment failure, 7-day vs 14-day: 6.72, 95% confidence interval (CI): 1.5, 31.0, P = 0.003). Among relapsing cases in all four countries, the 2-year probability of cure was 94% with 7 days and 100% with 14 days of treatment. Factors associated with a higher risk of treatment failure were: a positive lymph node aspirate (HR 4.1; 95% CI: 1.8-9.4), a cerebrospinal fluid (CSF) white cell count >100/mm³ (HR 3.5; 95% CI 1.1- 10.9), being treated in Uganda (HR 2.9; 95% CI: 1.4-5.9), and CSF trypanosomes (HR 1.9; 95% CI : 0.9-4.1). Being stuporous on admission was associated with a lower risk of treatment failure (HR 0.18; 95% CI: 0.02-1.4) as was increasing age (HR 0.977; 95% CI: 0.95-1.0, for each additional year of age). DISCUSSION: The 7-day course of eflornithine is an effective treatment of relapsing cases of Gambian trypanosomiasis. For new cases, a 7-day course is inferior to the standard 14-day regimen and cannot be recommended.
  • Associations between socioeconomic status and cardiovascular risk factors in an urban population in China Research

    Yu, Zhijie; Nissinen, Aulikki; Vartiainen, Erkki; Song, Guide; Guo, Zeyu; Zheng, Gengwen; Tuomilehto, Jaakko; Tian, Huiguang

    Abstract in French:

    Le niveau socio-économique s’est avéré un facteur important dans l’évolution des pathologies cardiovasculaires dans les pays développés. Toutefois, il existe peu de données sur l’association entre niveau socioéconomique et facteurs de risque cardio-vasculaire dans les pays en développement. La Chine est le pays en développement le plus grand du monde. Dans ce pays, les rapports antérieurs quantifiant les effets des différentes composantes du niveau socio-économique sur les facteurs de risque cardio-vasculaire sont rares. C’est pourquoi nous avons effectuéune évaluation transversale afin d’étudier l’association qui existe entre éducation, profession, revenu et état civil d’une part, et trois facteurs de risque cardio-vasculaire de l’autre - tension arté rielle, indice de Quételet et tabagisme - dans la population urbaine de Tianjin en Chine. En 1996, une enqueête transversale en population a été menée à Tianjin, troisième ville de Chine. L’échantillon de cette étude a été obtenu à l’aide d’un échantillonnage à deux degrés. On a d’abord choisi au hasard dans la zone urbaine 14 communautés comprenant 400 000 habitants. Dans un deuxième temps, on a choisi au hasard 4000 individus âgés de 15 à 69 ans dans les registres d’état civil des communautés échantillonnées. L’échantillon a ensuite été stratifié selon le sexe et la classe d’âge (classe d’âge la plus élevée, 55 à 69 ans). La présente étude ne porte que sur les enquêtés âgés de 25 à 69 ans (1615 hommes et 1592 femmes). On a recherché dans cette enquête à recueillir des données concernant quatre indicateurs socio-économiques (éducation, profession, revenu et état civil), ainsi qu’à déterminer la tension artérielle, l’indice de Quételet et le degré de tabagisme de tous les participants. L’éducation semble être le plus important des indicateurs socio-économiques en rapport avec les facteurs de risque cardio-vasculaire dans la population d’étude. En général, les sujets ayant un niveau socioéconomique inférieur présentent davantage de facteurs de risque, et l’association entre le niveau socio-économique et les facteurs de risque cardio-vasculaire est plus systématique chez la femme que chez l’homme. De plus, l’importance des différences observées est plus grande chez la femme que chez l’homme. Nos résultats ne semblent pas différer de ceux observés dans les pays en développement.

    Abstract in Spanish:

    Se ha demostrado que la situación socioeconómica (SSE) es un factor importante en la progresión de las enfermedades cardiovasculares en los países desarrollados. En cambio, hay pocos datos sobre la relación entre la SSE y los factores de riesgo de contraer dichas enfermedades en los países en desarrollo. China es el país en desarrollo más grande del mundo, pero los informes precedentes de ese país en que se cuantifican los efectos de diferentes dimensiones de la SSE en los factores de riesgo cardiovascular son escasos. Por esta razón, realizamos una evaluación transversal para investigar la relación entre el grado de instrucción, la ocupación, los ingresos y el estado civil, por un lado, y tres factores de riesgo de enfermedad cardiovascular - tensión arterial, índice de masa corporal y hábito de fumar - entre la población urbana de Tianjin, la tercera ciudad más populosa de China. En 1996 se realizó una encuesta de población transversal en Tianjin. La muestra para ese estudio se obtuvo por un procedimiento en dos etapas. Primero se tomaron al azar en la zona urbana 14 comunidades con un total de 400 000 habitantes. En la segunda etapa se tomaron al azar de los registros de población, en las comunidades muestreadas, 4000 personas de edad comprendida entre 15 y 69 años. La muestra se estratificó por sexos y grupos de edad (el grupo de más edad, 55-69 años). El presente estudio se ha limitado a las personas entrevistadas de edad comprendida entre 25 y 69 años (1615 varones y 1592 mujeres). Se determinaron en la encuesta cuatro indicadores socioeconómicos (grado de instrucción, ocupación, ingresos y estado civil), así como la tensión arterial, el índice de masa corporal y el hábito de fumar de los participantes. El grado de instrucción parece ser el más importante de los cuatro indicadores socioeconómicos en relación con los factores de riesgo cardiovascular en la población estudiada. En general, las personas con SSE más baja tenían niveles más altos de factores de riesgo cardiovascular, y la relación entre la SSE y los factores de riesgo cardiovascular fue más sistemática en las mujeres que en los varones. Asimismo, las diferencias fueron más amplias en las mujeres que en los varones. Nuestros hallazgos no parecen diferir de los observados en los países desarrollados.

    Abstract in English:

    INTRODUCTIONS: In developed countries socioeconomic status has been proven to be an important factor in the progression of cardiovascular disease. The present article reports the results of a cross-sectional assessment to investigate the association between socioeconomic status and cardiovascular risk factors in a Chinese urban population. METHODS: In 1996, a behavioural risk factor survey was carried out in Tianjin, the third largest city in China. A sample of 4000 people aged 15-69 years, stratified by sex and 10-year age groups, was drawn randomly from urban areas of the city. The present study covers respondents aged 25-69 years (1615 men and 1592 women). Four socioeconomic indicators (education, occupation, income, and marital status), blood pressure, body mass index, and cigarette smoking were determined in the survey. RESULTS: Educational level seemed to be the most important measure of the four socioeconomic indicators in relation to the cardiovascular risk factors in the study population. People with lower socioeconomic status had higher levels of cardiovascular risk factors. The association between socioeconomic status and cardiovascular risk factors was more consistent among women than men. DISCUSSION: Our findings do not seem to differ from those observed in developed countries.
  • Epidemiology of smoking among Kuwaiti adults: prevalence, characteristics, and attitudes Research

    Memon, Anjum; Moody, Philip M; Sugathan, Thattaruparambil N.; el-Gerges, Najwa; al-Bustan, Mahmoud; al-Shatti, Ahmed; al-Jazzaf, Hussain

    Abstract in French:

    L’OMS estime qu’il y a environ 1,1 milliard de fumeurs dans le monde, ce qui représente prés d’un tiers de la population mondiale de plus de 15 ans. La plupart (73%) de ces fumeurs (700 millions d’hommes, 100 millions de femmes) vivent dans les pays en développement ; les pays industrialisés comptent 200 millions d’hommes et 100 millions de femmes chez les fumeurs. Récemment, la prévalence du tabagisme a diminué dans bon nombre de pays développés, contrairement aux pays en développement où l’on a enregistré une augmentation importante du nombre de jeunes adultes qui commencent à fumer et aussi de la consommation de cigarettes par personne. On sait peu de choses du tabagisme dans ces populations. Nous avons mené une enquête transversale chez les Koweïtiens adultes travaillant dans le secteur public afin d’étudier l’épidémiologie du tabagisme. Nous voulions évaluer la prévalence, les indicateurs et la distribution du tabagisme à l’aide de caractéristiques sociodémographiques, afin de déterminer le mode et les différents types de consommation tabagique, d’étudier les caractéristiques des fumeurs et leurs attitudes et d’identifier les facteurs associés au fait que les gens continuent à fumer ou s’arrêtent. Un échantillon de 4000 personnes a été choisi parmi les Koweïtiens employés dans tous les ministères publics, à l’exception des Affaires étrangères et de la Défense. Un échantillon par grappes stratifié à trois degrés a été employé. L’enquête a été effectuée en 1996 et on s’est servi pour la mener d’une version modifiée du questionnaire OMS standard visant à évaluer la prévalence du tabagisme et les comportements qui lui sont liés. En tout, 3859 personnes (1798 hommes et 2061 femmes) ont renvoyéle questionnaire rempli. La prévalence du tabagisme était de 34,4% (intervalle de confiance à 95 % (IC) : 32,2-36,6 %) chez les hommes et de 1,9% (IC 95 % : 1,3-2,5 %) chez les femmes. Chez les hommes, la prévalence la plus élevée (56,5 %; IC 95 % : 36,2-76,8 %) a été observée dans les classes d’âge les plus jeunes (< 20 ans). En revanche, chez les femmes, la prévalence la plus forte a été observée dans l’une des classes d’âge les plus élevées (46-50 ans) (7,1 %; IC 95 %: 3,1-11,1 %). Une analyse de régression logistique a montré que les facteurs suivants étaient indépendamment associés au tabagisme : faible niveau d’instruction (odds ratio (OR) : 3,5 ; IC 95 %: 1,5-8,4), emploi subalterne (OR : 4,1 ; IC 95 % : 2,5-6,7) et le fait d’être une femme séparée, divorcée ou veuve (OR : 4,9 ; IC 95 % : 2,0-11,8). La plupart des fumeurs (68 %) avaient commencé à fumer avant l’âge de 20 ans. Beaucoup plus d’hommes (70 %) que de femmes (33 %) avaient commencé à ces âges-là (p <0,0001). En moyenne, les hommes avaient commencé à fumer plus jeunes (18 ans contre 21 ans ; p <0,001) et fumaient donc depuis plus longtemps (15 ans contre 12 ans ; p <0,05) ; la consommation journalière des hommes était également plus élevée (26 cigarettes contre 17 ; p <0,05). Nombreux étaient les fumeurs qui ignoraient les conséquences du tabagisme passif pour la santé : près de 77 % de ceux qui avaient des enfants ont indiqué qu’ils fumaient en présence de leurs enfants. Près de la moitié (47 %) de l’ensemble des fumeurs ont indiqué qu’ils voulaient arrêter de fumer et environ 56 % d’entre eux avaient déjà essayé. La difficulté apparemment la plus importante pour eux était de ne pas savoir « comment s’arrêter ». Trois cent trente-huit personnes interrogées (8,8 %; IC 95 % : 5,8-11,9 %) ont été rangées dans la catgorie des anciens fumeurs. Près de la moitié de ces anciens fumeurs avaient arrêté entre 20 et 29 ans ; l’âge moyen de l’arrêt était de 28 ans. Ces anciens fumeurs avaient sans doute fumé moins de cigarettes par jour et pendant moins longtemps que les fumeurs de l’enquête. Etant donné que dans ce pays l’enseignement public est gratuità tous les niveaux, la sensibilisation aux ravages du tabac et l’éducation antitabac devraient faire partie intégrante des programmes scolaires et universitaires.

    Abstract in Spanish:

    La OMS estima que hay unos 1100 millones de fumadores en todo el mundo, lo que representa aproximadamente una tercera parte de la población mundial de más de 15 años. La mayoría (73%) de estos fumadores (700 millones de hombres y 100 millones de mujeres) viven en países en desarrollo; en los países industrializados hay 200 millones de fumadores y 100 millones de fumadoras. Últimamente la prevalencia de tabaquismo ha disminuido en muchos países desarrollados, pero en los países en desarrollo se ha registrado un gran aumento del número de adultos jóvenes que empiezan a fumar y del consumo de cigarrillos per cápita. Sin embargo, poco se sabe sobre las características de ese hábito en tales poblaciones. Llevamos a cabo un estudio transversal entre adultos de Kuwait empleados en el sector público, a fin de estudiar la epidemiología del consumo de tabaco. Nuestro objetivo era evaluar la prevalencia del hábito, los factores con él relacionados y su distribución usando variables sociodemográficas, al objeto de determinar las pautas de consumo de tabaco y el tipo de tabaco utilizado, las características y la actitud de los fumadores, y los factores asociados a la persistencia del hábito y al abandono del mismo. Se partió de una muestra de 4000 kuwaitíes empleados en todos los ministerios del Gobierno, exceptuando Asuntos Exteriores y Defensa. Se utilizó un diseño de muestreo por conglomerados estratificado en tres etapas. La encuesta se llevó a cabo en 1996, empleando una versión modificada del cuestionario estándar OMS de evaluación de la prevalencia del tabaquismo y el comportamiento de los fumadores. En total, 3859 personas (1798 hombres y 2061 mujeres) rellenaron y devolvieron el cuestionario autoadministrado. La prevalencia de tabaquismo fue del 34,4% (intervalo de confianza del 95% (IC95%): 32,2%-36,6%) entre los hombres y del 1,9% (1,3%-2,5%) entre las mujeres. Entre los hombres, la mayor prevalencia (56,5%; 36,2%-76,8%) se observó en los grupos de edad más jóvenes (< 20 años). Entre las mujeres, la mayor prevalencia se observó en uno de los grupos de edad avanzada (46-50 años) (7,1%; 3,1%-11,1%). La regresión logística múltiple mostró que los siguientes factores estaban relacionados de forma independiente con el tabaquismo: bajo nivel de educación (razón de posibilidades (OR): 3,5; IC95%: 1,5-8,4), menor estatus profesional (OR: 4,1; IC95%: 2,5-6,7), o el hecho de ser una mujer separada, divorciada o viuda (OR: 4,9; IC95%: 2,0-11,8). La mayoría de los fumadores (68%) empezaron a fumar con menos de 20 años; a esas edades había comenzado a fumar un número significativamente mayor de hombres (70%) que de mujeres (33%) (P< 0,0001). Como promedio, los hombres empezaban a fumar más precozmente (18 años frente a 21 años; P< 0,001), y por tanto habían fumado durante más tiempo (15 años frente a 12; P< 0,05); los hombres fumaban también más cigarrillos cada día (26 frente a 17; P< 0,05). Un gran número de fumadores ignoraban las consecuencias sanitarias del tabaquismo pasivo: un 77% de los que tenían niños declararon que fumaban en presencia de ellos. Casi la mitad (47%) de todos los fumadores declararon que deseaban dejar de fumar, y un 56% había intentado hacerlo. El problema principal que percibían para dejar de fumar era que no sabían exactamente «cómo hacerlo». De las personas que respondieron, un total de 338 (8,8%; IC95%: 5,8%-11,9%) fueron clasificadas como ex fumadoras. Aproximadamente la mitad de esos ex fumadores habían dejado el tabaco entre los 20 y los 29 años; la edad promedio de abandono del hábito era de 28 años. En general los ex fumadores habían fumado menos cigarrillos por día, y de forma significativa habían fumado también durante menos tiempo que los que aún fumaban. Teniendo en cuenta que el Gobierno imparte educación gratuita en todos los niveles, es necesario incluir la educación y la sensibilización contra el tabaco como parte fundamental de los planes de estudio en las escuelas y los institutos.

    Abstract in English:

    INTRODUCTION: In 1996 we conducted a cross-sectional survey to study the epidemiology of smoking among Kuwaiti adults. METHODS: The 4000 participants were selected using a three-stage stratified cluster sampling design. Altogether 3859 participants (1798 males, 2061 females) returned a completed self-administered questionnaire. RESULTS: The prevalence of smoking was 34.4% (95% confidence interval (CI) = 32.2-36.6) among men and 1.9% (95% CI = 1.3-2.5) among women. Among men, the highest prevalence (56.5%; 95% CI = 36.2-76.8) was observed in the youngest age group (< 20 years). Among women the highest prevalence was observed in one of the older age groups (46-50 years) (7.1%; 95% CI = 3.1-11.1). Multiple logistic regression analysis showed that the following factors were independently associated with smoking: lower levels of education (odds ratio (OR) 3.5; 95% CI = 1.5-8.4), lower employment grade (OR = 4.1; 2.5-6.7), and being a separated, divorced, or widowed woman (OR = 4.9; 95% CI = 2.0-11.8). The majority of smokers (68%) began smoking when younger than 20 years; significantly more men (70%) than women (33%) began smoking at these ages (P <0.0001). On average, men began smoking at an earlier age (18 years vs 21 years; P <0.001) and therefore had smoked for a longer period (15 years vs 12 years; P <0.05); men also consumed a higher number of cigarettes each day (26 vs 17; P <0.05). A large proportion of smokers were ignorant about the health consequences of passive smoking: about 77% of those with children reported that they smoked in the presence of their children. Almost half (47%) of all smokers stated that they wanted to stop smoking, and about 56% had attempted to quit. The biggest perceived barrier to quitting was uncertainty about ‘‘how to quit’’. A total of 338 respondents (8.8%; 95% CI = 5.8-11.9) were classified as former smokers. About half of the former smokers had quit between the ages of 20 and 29 years; the average age of quitting was 28 years. Former smokers were more likely to have smoked fewer cigarettes per day and to have smoked for significantly less time than current smokers. DISCUSSION: Given the fact that free education is provided at all levels by the government, anti-tobacco education and awareness should be included as an integral part of the curriculum in schools and colleges.
  • Association of diarrhoea and upper respiratory infections with weight and height gains in Bangladeshi children aged 5 to 11 years Research

    Torres, Alberto M.; Peterson, Karen E.; Souza, Ana Cristina T. de; Orav, E. John; Hughes, Michael; Chen, Lincoln C.

    Abstract in French:

    L’association entre infections et retards de croissance n’est pas bien documentée chez les enfants d’âge scolaire des pays en développement. Ces enfants constituent actuellement prés de 25% de la population dans ces pays, et on s’attend à ce que ce groupe d’âge augmente à la fois en nombre absolu et en proportion. La prévention et le traitement rapide des maladies infectieuses, tout comme la correction de facteurs environnementaux et alimentaires inappropriés, peuvent constituer des interventions importantes pour assurer une croissance normale aux enfants d’âge scolaire. Nous avons mené une étude de cohorte prospective afin d’examiner l’association existant entre la maladie infectieuse et la prise de poids/l’augmentation de la taille chez des enfants bangladeshis âgés de 5 à 11 ans. L’analyse a porté sur 92 garçons et 90 filles. Les mesures anthropométriques ont été effectuées tous les quatre mois. On a employé deux indicateurs pour définir la vitesse de croissance : la prise de poids et l’augmentation de la taille pendant l’année d’observation. La variable dépendante était la pente de la droite de régression du poids ou de la taille de chaque enfant avec le temps. Les informations relatives aux infections comportaient les chiffres de l’incidence et le nombre total de jours de maladie dus à une diarrhée non dysentérique et à des infections des voies respiratoires supérieures. Les détails relatifs à l’incidence et à la durée des épisodes infectieux ont été obtenus en interrogeant les personnes qui s’occupaient des enfants lors de visites effectuées une fois par mois dans les foyers. On a employé au début de la période de 12 mois le poids pour l’âge et la taille pour l’âge dans des analyses multivariées afin de procéder à un ajustement sur l’état nutritionnel antérieur des enfants. Ces mesures ont été calculées par rapport à la population de référence de l’OMS/National Centre for Health Statistics. On s’est servi des maladies survenues au cours de l’année d’étude afin d’anticiper la prise de poids et l’augmentation de la taille au cours de la même période. La nature de l’étude n’a pas permis d’analyser les effets saisonniers, mais plutôt d’examiner les rapports existant entre la prise de poids/l’augmentation de la taille et les maladies survenues pendant une année entiére. Commeon a mesuré simultanément la croissance et la morbidité, on n’a pas pu établir de causalité unidirectionnelle. L’association entre la prise de poids/l’augmentation de la taille et les maladies a été analysée dans des modèles multivariés ajustés sur d’éventuels facteurs de confusion. Les pathologies les plus fréquentes ont été les infections des voies respiratoires supérieures (moyenne = 4 épisodes ou 27 jours par an), suivies par les diarrhées non dysentériques (moyenne = 2,3 épisodes ou 15 jours par an) et la dysenterie (moyenne = 0,2 épisode ou 2 jours par an). Le nombre d’épisodes et leur durée ont montré une diminution significative avec l’âge. Pendant cette période de 12 mois, les enfants ont en moyenne présenté un gain de poids de 1,3 kg et une augmentation de taille de 2,9 cm. Le nombre total de jours où ils souffraient de diarrhée a été associé négativement avec la prise de poids annuelle (coefficient de régression <FONT FACE=Symbol>b</FONT> = -7 g/jour, p = 0,02), aprés ajustement sur l’âge, le sexe, l’apport protéino-énergétique et le fait de posséder ou non un terrain. L’incidence de la maladie diarrhéique a été associée defaçon significative à la prise de poids dans les modéles intermédiaires, mais seulement marginalement (p = 0,08) dans le modèle multivarié final. L’augmentation de la taille n’a pas été significativement associée à la durée ni à l’incidence de l’une quelconque de ces maladies. Pas plus l’incidence que la durée des infections des voies respiratoires supérieures n’ont été associées à la prise depoids ou à l’augmentation de la taille. Seule la diarrée, et non les infections des voies respiratoires supérieures, est significativement corrélée à un retard pondéral chez les enfants d’âge scolaire.

    Abstract in Spanish:

    La relación entre las infecciones y el retraso del crecimiento no está suficientemente documentada en el caso de los niños de edad escolar de los países en desarrollo. Esos niños representan actualmente un 25% de la población de tales países, y se prevé un aumento tanto de las cifras absolutas como de la proporción de la población de ese grupo de edad. La prevención y el tratamiento pronto de las enfermedades infecciosas, así como la corrección de los factores ambientales y alimentarios inapropiados, pueden ser intervenciones importantes para asegurar que los niños crezcan todo lo posible después de la etapa preescolar. Llevamos a cabo un estudio prospectivo de cohortes para analizar la relación entre las enfermedades infecciosas y la evolución del peso y la talla entre los niños de 5 a 11 años de Bangladesh; la muestra estudiada comprendía 92 muchachos y 90 muchachas. Se efectuaron mediciones antropométricas cada cuatro meses, empleándose dos indicadores para definir el ritmo de crecimiento, a saber, el aumento de peso y el aumento de talla experimentados durante el año de observación. La variable dependiente era la pendiente de la recta de regresión del aumento del peso o la talla de cada niño a lo largo del tiempo. La información sobre infecciones incluía datos sobre la incidencia y los días totales de enfermedad por diarrea no disentérica y por infecciones de las vías respiratorias superiores. La información relativa a la incidencia y duración de los episodios de enfermedades infecciosas se obtuvo, con ocasión de las visitas mensuales a los hogares, preguntando al respecto a quienes habían cuidado de los niños. El peso para la edad y la estatura para la edad al comienzo del periodo de estudio de 12 meses se utilizaron en los análisis multifactoriales para ajustar los datos en función de la situación nutricional previa del niño. En estos cálculos se adoptaron como referencia los datos pertinentes del National Centre for Health Statistics (NCHS)/OMS. Las enfermedades sufridas durante el año de estudio se emplearon para predecir los aumentos de peso y de talla durante ese periodo. El diseño del estudio no permitió analizar los efectos estacionales, pero sí la relación entre los aumentos de peso y de estatura y las enfermedades sufridas durante la totalidad de un ciclo anual. Dado que las mediciones del crecimiento y de la morbilidad fueron simultáneas, no pudo establecerse una relación de causalidad unidireccional. La relación entre los aumentos de peso y de estatura y las enfermedades sufridas se analizó mediante modelos multifactoriales que incluían ajustes para las posibles variables de confusión. Las infecciones más frecuentes fueron las de las vías respiratorias superiores (media = 4 episodios o 27 días al año), seguidas de las diarreas no disentéricas (media = 2,3 episodios o 15 días al año) y de la disentería (media = 0,2 episodios o 2 días al año). El número de episodios y su duración disminuían considerablemente con la edad. A lo largo del periodo de 12 meses los niños ganaron 1,3 kilos de peso y crecieron 2,9 centímetros como promedio. Se observó una relación negativa entre el número total de días con diarrea y el aumento anual de peso (coeficiente de regresión beta = -7 g/día, P = 0,02) tras los ajustes efectuados en función de la edad, el sexo, el aporte proteinocalórico y la tenencia de tierras. La incidencia de enfermedades diarreicas influyó significativamente en la evolución del peso en los modelos intermedios, pero sólo ligeramente (P = 0,08) en el modelo multifactorial final. No se observó ninguna relación significativa entre el aumento de la estatura y la duración o la incidencia de cualquiera de esas enfermedades. Ni la incidencia ni la duración de las infecciones de las vías respiratorias superiores tenía efecto en el aumento de peso o de estatura. La diarrea, al contrario de las citadas infecciones respiratorias, resultó ser un factor estrechamente correlacionado con el retraso del aumento de peso entre los niños después de la etapa preescolar.

    Abstract in English:

    INTRODUCTION: The association between infection and growth delay is not well documented in school-age children in developing countries. We conducted a prospective cohort study to examine the association between infectious disease and weight and height gains among Bangladeshi children. METHODS: A one-year follow-up study was performed to elucidate the determinants and consequences of physical growth of children under five years of age. The study included 135 households randomly selected from four villages in the Matlab area. RESULTS: The most frequent infections were upper respiratory infections (mean = 4 episodes or 27 days per year) followed by non-dysenteric diarrhoea (mean = 2.3 episodes or 15 days per year) and dysentery (mean = 0.2 episodes or 2 days per year). The number of episodes and their duration decreased significantly with age. Over a 12-month period the mean weight gain was 1.3 kg and the mean increase in height was 2.9 cm. The total number of days when diarrhoea occurred was negatively associated with annual weight gain (regression coefficient beta = -7 g per day, P = 0.02), with adjustment for age, sex, energy and protein intake, and household land ownership. The incidence of diarrhoeal disease was significantly associated with weight gain in intermediate models but only marginally associated with it in the final multivariate model (P = 0.08). Neither the incidence nor the duration of upper respiratory infections was associated with weight gain. Height gain was not significantly associated with the duration or incidence of either category of illness. Diarrhoea was a significant correlate of retarded weight gain among children above preschool age, whereas upper respiratory infections were not. DISCUSSION: Diarrhoeal morbidity slowed growth in children well beyond the weaning age, suggesting that increased attention should be given to the study of the continuous impact of diarrhoea in children aged over 5 years. An understanding of the determinants of growth in school-age children in developing countries would maximize the health and developmental outcomes that are the target of international child survival strategies at younger ages.
  • Use of existing data for public health planning: a study of the prevalence of hepatitis B surface antigen and core antibody in Al Ain Medical District, United Arab Emirates Research

    Al-Owais, A.; Al-Suwaidi, K.; Amiri, N.; Carter, A.O.; Hossain, M.M; Sheek-Hussein, M.M.

    Abstract in French:

    L’hépatite B est une maladie d’importance majeure en santé publique, qui touche à un moment ou à un autre de la vie plus d’une personne sur trois dans le monde et provoque 2 millions de décès chaque année. Des informations exactes sur la présence de l’hépatite B dans la population sont indispensables pour la planification des programmes de santé publique visant à endiguer cette maladie. Les deux aspects les plus importants, du point de vue de la santé publique, sont l’existence d’infections aiguës qui guérissent et font place à une immunité durable marquée par la présence dans le sérum d’anticorps dirigés contre l’antigène central de l’hépatite B (HBcAc), et l’existence d’infections chroniques qui ne guérissent pas et qui sont marquées par la présence durable dans le sérum de l’antigène de surface de l’hépatite B (HBsAg). Les informations sur la présence de ces marqueurs et les caractéristiques de leurs porteurs s’obtiennent habituellement au moyen d’enquêtes sérologiques, mais cette méthode est longue et coûteuse. Pour autant qu’elles soient de qualité acceptable, il serait préférable de les tirer des bases de données existantes. Dans le district médical d’Al Ain (Emirats arabes unis), il n’existait en 1998 aucune estimation exacte de la prévalence des marqueurs de l’hépatite B et des groupes à risque qui en étaient porteurs, même si l’on savait que la plupart des enfants de moins de 11 ans étaient immunisés contre la maladie grâce aux programmes menés à bien de vaccination universelle des enfants. Lors de la présente étude, on a exploré la possibilité d’obtenir des estimations suffisamment exactes de la prévalence des marqueurs de l’hépatite B à partir des données existantes en vue de la planification des programmes de santé publique. On a identifié cinq bases de données contenant des informations récentes sur la prévalence des deux marqueurs de l’hépatite B - HBsAg et HBcAc - chez les résidents d’Al Ain. Une base de données issue du dépistage anténatal pratiqué à l’hôpital de Tawam contenait des informations sur la prévalence des deux marqueurs chez les résidentes, principalement des ressortissantes des Emirats arabes unis. Une base de données issue du dépistage anténatal à l’hôpital d’Al Ain contenait des informations sur la prévalence de l’HBsAg chez des résidentes qui pour la plupart n’étaient pas des ressortissantes des Emirats arabes unis. Une base de données constituée lors d’une enquête sérologique réalisée chez des étudiants et une base de données associée à un programme de vaccination contenaient des informations sur la prévalence de l’HBsAg chez les ressortissants et non ressortissants des deux sexes. Enfin, une base de données issue d’un dépistage prénuptial contenait des informations sur la prévalence de l’HBsAg chez les ressortissants de sexe masculin. Comme toutes ces bases de données ont été créées à partir du dépistage pratiqué chez des personnes apparemment en bonne santé, il a été supposé que les personnes HBsAg-positives étaient des porteurs chroniques de l’hépatite B. Pour chaque personne testée et chaque base de données, on a extrait les données sur la présence des marqueurs de l’hépatite B ainsi que des données personnelles telles que l’âge, le sexe et la nationalité si ces informations étaient disponibles. Au total, 8173 dossiers concernant des personnes de 5 à 80 ans ont été exploités. L’analyse des données recueillies a donné suffisamment d’informations pour permettre de conclure que, chez les jeunes ressortissants des Emirats arabes unis, la prévalence de l’HBsAg était, en 1998, d’environ 2%, celle de l’HBcAc d’environ 14% et que la prévalence de l’HBsAg était pratiquement la même dans les deux sexes. Il a également été possible de conclure que toute campagne de vaccination destinée aux ressortissants des Emirats arabes unis devait être axée sur les adolescents, groupe chez lequel le risque de contracter la maladie est le plus élevé. D’après des informations sur le coût du vaccin anti-hépatite B et des tests de dépistage de l’HBcAc, il a été établi qúun dépistage prévaccinal chez les jeunes adultes constituerait un gaspillage de ressources. Les bases de données ont donc fourni des informations suffisamment exactes pour la planification d’un programme de vaccination axé sur les adolescents ressortissants des Emirats arabes unis. Elles étaient toutefois insuffisantes pour fournir des données sur la prévalence de l’HBsAg et de l’HBcAc dans d’autres sous-groupes de population présentant un intérêt du point de vue de la santé publique, comme les adultes plus âgés et les non-ressortissants, en particulier les travailleurs de sexe masculin. Une enquête sérologique bien conçue serait indispensable pour élaborer une stratégie de lutte contre la transmission de l’hépatite B chez l’adulte, un important problème de santé publique.

    Abstract in Spanish:

    La hepatitis B es una enfermedad de gran incidencia en la salud pública: afecta a más de uno de cada tres habitantes del planeta en algún momento de su vida y causa 2 millones de defunciones anuales. La obtención de información precisa sobre la prevalencia de hepatitis B es fundamental para planificar los programas de salud pública encaminados a controlar la enfermedad. Las dos manifestaciones más importantes de esta dolencia desde una perspectiva de salud pública son las infecciones agudas, que remiten, y a las que sigue un estado de inmunidad prolongada caracterizado por la presencia de anticuerpos contra el núcleo del virus de la hepatitis B (anti-HBc) en el suero, y las infecciones crónicas, que no remiten y se acompañan de la presencia a largo plazo en el suero del antígeno de superficie de la hepatitis B (HBsAg). La información sobre la prevalencia de estos marcadores y las características de sus portadores suele obtenerse mediante estudios serológicos, pero este método es costoso y lleva tiempo. Es preferible obtener la información a partir de las bases de datos existentes, a condición de que esos datos sean de calidad aceptable. En 1998 no se disponía en el Distrito Médico de Al Ain (Emiratos Árabes Unidos) de ninguna estimación precisa de la prevalencia de los marcadores de la hepatitis B o de los grupos de riesgo portadores, aunque se sabía que la mayoría de los menores de 11 años eran inmunes a la enfermedad gracias a los exitosos programas de inmunización universal llevados a cabo entre esos niños. En el presente estudio se investigó la posibilidad de obtener estimaciones suficientemente precisas de la prevalencia de los marcadores a partir de datos existentes a fin de planificar programas de salud pública. Se identificaron cinco bases de datos que contenían información reciente sobre la prevalencia de los marcadores HBsAg y anti-HBc de la hepatitis B entre los residentes de Al Ain. Una base de datos de cribado prenatal del Hospital de Tawam contenía información sobre la prevalencia de esos dos marcadores en residentes que eran predominantemente ciudadanos de los Emiratos Árabes Unidos. A partir de una base de datos de cribado prenatal del Hospital de Al Ain se obtuvo información sobre la prevalencia de HBsAg en residentes que en su mayoría no eran ciudadanos de los Emiratos Árabes Unidos. En una base de datos sobre el estado serológico de estudiantes y en otra de un programa de inmunización se halló información sobre la prevalencia de HBsAg en ciudadanos y no ciudadanos de los dos sexos. Por último, en una base de datos de cribado prematrimonial se consiguió información sobre la prevalencia de HBsAg en ciudadanos varones. Dado que todas las bases de datos se alimentaban con información de cribado de personas aparentemente sanas, se consideró que las personas HBsAg-positivas eran portadoras crónicas del virus de la hepatitis B. Para cada persona analizada en cada base de datos se extrajo información sobre la presencia de marcadores de la hepatitis B y sobre las características de la persona, como la edad, el sexo y su ciudadanía, cuando había información al respecto. En total se seleccionaron 8173 registros de individuos de edades comprendidas entre cinco y 80 años. El análisis de los datos reunidos aportó información suficiente para poder concluir que, entre los ciudadanos jóvenes de los Emiratos Árabes Unidos, la prevalencia de HBsAg en 1998 fue aproximadamente del 2%, y la de anti-HBc del 14%, y que la prevalencia del antígeno era similar en hombres y mujeres. Otra conclusión es que cualquier campaña de inmunización destinada a los ciudadanos de los Emiratos Árabes Unidos debería centrarse en los adolescentes, pues son los que corren mayor riesgo de contraer la enfermedad. Considerando la información disponible sobre los costos de la vacuna contra la hepatitis B y las pruebas de cribado de anti-HBc, llegamos asimismo a la conclusión de que el cribado preinmunización de los adultos jóvenes sería un despilfarro. Así pues, las bases de datos existentes proporcionaron información suficientemente precisa para planificar con fines de salud pública un programa de inmunización centrado en los adolescentes ciudadanos de los Emiratos Árabes Unidos. Sin embargo, las bases de datos no aportaron suficiente información sobre la prevalencia de HBsAg y anti-HBc en otros subgrupos de población de interés para la salud pública, como los adultos de edad avanzada y los no ciudadanos, en particular los trabajadores varones. Es indispensable llevar a cabo un estudio serológico bien diseñado para formular una estrategia de lucha contra el grave problema de salud pública que representa la transmisión de la hepatitis B en la población adulta.

    Abstract in English:

    INTRODUCTION: Hepatitis B is of major public health importance. Accurate information on its occurrence, with particular reference to the prevalence of immunity and chronic infection (marked by the presence of hepatitis B core antibody and surface antigen, respectively, in serum), is essential for planning public health programmes for the control of the disease. The generation of marker prevalence data through serological surveys is costly and time-consuming. The present study in Al Ain Medical District, United Arab Emirates, investigated the possibility of obtaining sufficiently accurate marker prevalence estimates from existing data to plan public health programmes. METHODS: Two antenatal screening databases, one student serological survey database, one immunization programme database and one pre-marriage screening database containing information on marker prevalence were identified. Epidemiological data were abstracted from these databases and analysed. RESULTS: The data showed that the prevalence of hepatitis B surface antigen and the prevalence of core antibody in young citizens in 1998 were approximately 2% and 14% respectively, that any immunization campaign aimed at citizens of the United Arab Emirates should target teenagers as they had the highest risk of acquiring the disease, and that pre-immunization screening of young adults would be wasteful. However, the data did not yield information on the prevalence of hepatitis B surface antigen and core antibody in other population subgroups of public health significance. DISCUSSION: While data generated by the study are sufficient to support a hepatitis B immunization programme targeted at teenaged citizens, more accurate data, generated by a well-designed serological survey, would be essential for optimal public health planning.
  • Epidemiology of paediatric surgical admissions to a government referral hospital in the Gambia Research

    Bickler, Stephen W.; Sanno-Duanda, Boto

    Abstract in French:

    Pour les enfants vivant en Afrique subsaharienne, nous manquons de données dans les domaines suivants : spectre des affections chirurgicales, mortalité et morbidité associées à l’absence de services de chirurgie, charge des affections chirurgicales pédiatriques sur les systèmes de santé. Il est de ce fait difficile de définir un rôle approprié pour la chirurgie pédiatrique en Afrique et d’é valuer l’impact des affections chirurgicales sur la santé de l’enfant. Afin de mieux définir l’épidémiologie des affections chirurgicales pédiatriques en Afrique subsaharienne, nous avons réalisé une étude prospective sur tous les enfants de moins de 15 ans admis dans un hôpital public de recours en Gambie entre janvier 1996 et mai 1998. Au total, 1726 enfants ont été hospitalisés pour des problèmes nécessitant une intervention chirurgicale, ce qui représente 11,3 % des admissions pédiatriques et 34 625 jours d’hospitalisation. Les enfants africains sont touchés par de nombreuses affections chirurgicales, mais la plupart des cas appartiennent trois grandes catégories - les traumatismes, les anomalies congénitales et les infections. Dans la série étudiée, ces trois catégories diagnostiques représentaient près de 90% des hospitalisations en chirurgie pédiatrique. Les traumatismes étaient à l’origine du plus grand nombre d’admissions (46,9 %) et de jours d’hospitalisation (49,1 %), et ils étaient la cause majeure des décès chirurgicaux (48 %). Les brûlures constituaient le diagnostic le plus fréquent (18,1 %) ; elles étaient suivies par les fractures (9,8 %) et les traumatismes crâniens (7,6 %). Les brûlures en tant que cause unique de traumatisme étaient à l’origine du plus grand nombre de jours d’hospitalisation (18,8%) et de décès chirurgicaux (36 %). Elles étaient surtout fréquentes pendant la saison fraîche, alors que les traumatismes crâniens survenaient plus fréquemment la saison des mangues, lorsque les enfants grimpent aux arbres pour cueillir les fruits. Les anomalies congénitales (24,3 %) représentaient par leur fréquence la deuxième catégorie diagnostique. La caractéristique la plus frappante dans ce groupe d’enfants était la consultation tardive. L’âge moyen des enfants hospitalisés pour une anomalie congénitale était de 3,9 ans (intervalle de confiance à 95%: 3,5-4,2), et 70 % d’entre eux avaient plus d’un an à l’admission. Comme la plupart des pays d’Afrique subsaharienne, la Gambie ne procède pas au dépistage systématique des anomalies congénitales chez les nouveau-nés. La troisième catégorie de diagnostic par sa fréquence était constituée par les infections chirurgicales (14,5%), avec au premier plan les ostéomyélites chroniques. L’ostéomyélite était à l’origine de 5,7 % de l’ensemble des admissions et 15,4 % des jours d’hospitalisation, et venait juste après les brûlures pour le nombre total de jours d’hospitalisation. Nos données illustrent la gravité du problème de l’ostéomyélite chez les enfants africains et le lourd fardeau que cette affection fait peser sur les services de santé. Les enfants gambiens étaient rarement hospitalisés pour une appendicite et jamais pour une sténose hypertrophique du pylore, deux des affections chirurgicales pédiatriques les plus courantes dans les pays industrialisés. L’appendicite venait au 24e rang des diagnostics à l’admission chez les enfants étudiés. Nous pensons que le nombre relativement faible d’hospitalisations pour appendicite et l’absence de sténose pylorique dans notre série reflètent des différences réelles d’incidence de ces maladies dans la population gambienne. D’après nos données, l’amélioration des soins de chirurgie pédiatrique en Afrique subsaharienne devrait passer en priorité par la prévention des traumatismes chez l’enfant et par leur meilleure prise en charge. La prévention des traumatismes a été une réussite incontestable dans les pays industrialisés, et serait probablement la stratégie ayant le meilleur rapport coût-efficacité en Afrique subsaharienne également. Comme les programmes de prévention n’élimineront pas entièrement les traumatismes chez l’enfant, il faudra également accorder la priorité à l’amélioration des soins aux enfants qui en sont victimes. Nos données montrent qu’il serait nécessaire d’améliorer la prise en charge des traumatismes aux niveaux primaire et secondaire des soins de santé. Il est indispensable d’assurer le traitement de base des traumatismes à ces niveaux si l’on veut éviter la morbidité et la mortalité associées à une consultation tardive. Cette stratégie éviterait aussi d’accroître la charge des hôpitaux de recours, déjà débordés par le traitement d’affections chirurgicales relativement mineures.

    Abstract in Spanish:

    Los datos de que disponemos sobre la población infantil del África subsahariana son insuficientes en lo que respecta al espectro de afecciones quirúrgicas, la mortalidad y la morbilidad asociadas a la falta de servicios quirúrgicos, y la carga que suponen las enfermedades pediátricas de carácter quirúrgico para los sistemas de salud. Esa insuficiente información ha dificultado la tarea de definir un papel apropiado para la cirugía pediátrica en África, así como la evaluación de la repercusión en la salud infantil de las enfermedades que requieren cirugía. A fin de caracterizar mejor la epidemiología de las enfermedades pediátricas que requieren cirugía en el África subsahariana, procedimos a estudiar retrospectivamente a todos los niños menores de 15 años que habían sido ingresados en un hospital de derivación público en Gambia durante el periodo de enero de 1996 a mayo de 1998. En total habían sido ingresados 1726 niños con problemas quirúrgicos, lo que representaba el 11,3% de los ingresos de pediatría y un total de 34 625 días de hospitalización. Los niños africanos se ven afectados por un amplio espectro de enfermedades que requieren atención quirúrgica. La mayoría de los pacientes, sin embargo, pueden clasificarse en tres categorías diagnósticas principales: traumatismos, anomalías congénitas, e infecciones quirúrgicas. En nuestra serie, estas tres categorías diagnósticas representaban casi el 90% de los ingresos de cirugía pediátrica. Los traumatismos son la principal causa de ingreso (46,9%), ocasionan el mayor número de días de hospitalización (49,1%), y son asimismo la primera causa de defunción quirúrgica (48%). El diagnóstico más frecuente de traumatismo fueron las quemaduras (18,1%), seguidas de las fracturas (9,8%) y los traumatismos craneales (7,6%). Considerando los casos con un solo diagnóstico, las quemaduras fueron la causa del mayor número de días de hospitalización (18,8%) y la causa principal de defunción quirúrgica (36%). Las quemaduras eran más frecuentes durante la estación fría, y los traumatismos craneales se daban con mayor frecuencia durante la temporada de recolecta del mango, en la que participan muchos niños trepando a los árboles. Las anomalías congénitas (24,3%) fueron la segunda categoría diagnóstica más frecuente. El dato más llamativo sobre este grupo de niños es la tardanza con que los llevaron al hospital. La edad promedio de los niños con tales anomalías fue de 3,9 años (intervalo de confianza del 95%: 3,5-4,2). En total un 70% de los niños ingresados con anomalías congénitas superaban el año de edad. Al igual que la mayoría de los países del África subsahariana, Gambia no somete sistemáticamente a sus recién nacidos a un cribado de las posibles anomalías congénitas. Las infecciones quirúrgicas (14,5%) fueron la tercera categoría diagnóstica más frecuente, con predominio de la osteomielitis crónica. La osteomielitis representó el 5,7% de los ingresos totales, y el 15,4% de todos los días de hospitalización, situándose sólo por detrás de las quemaduras en lo tocante a esta última variable. Nuestros datos ilustran el grave problema que supone la osteomielitis para los niños que viven en el África subsahariana, y la enorme carga que esta afección impone a los servicios de salud. Los niños gambianos rara vez eran ingresados por apendicitis, y nunca por estenosis pilórica hipertrófica, dos de las afecciones de cirugía pediátrica más frecuentes en los países industrializados. La apendicitis ocupaba el 24º lugar en la clasificación de diagnósticos más frecuentes en el momento del ingreso entre los niños estudiados. Creemos que el número relativamente bajo de ingresos por apendicitis y la ausencia de casos de estenosis pilórica que muestra nuestra serie refleja la existencia de diferencias reales en la incidencia de esas enfermedades en la población de Gambia. Nuestros datos indican que la prevención de los traumatismos infantiles y la mejora del manejo de los traumatismos deberían ser intervenciones prioritarias para mejorar la cirugía pediátrica en el África subsahariana. La prevención de los traumatismos ha tenido resultados muy satisfactorios en los países industrializados, y constituye probablemente también la estrategia más eficaz con relación al costo en el África subsahariana. Puesto que los programas de prevención no lograrán eliminar por completo los traumatismos en la infancia, la mejora de la atención dispensada a los niños que los sufren también debe ser una prioridad. Nuestros datos parecen subrayar la necesidad de mejorar el manejo de los traumatismos en los niveles asistenciales primario y secundario. La atención básica a los traumatizados a esos niveles es indispensable para evitar la morbilidad y la mortalidad asociadas a los ingresos tardíos. Esta estrategia aliviaría además la carga de los hospitales de derivación, desbordados actualmente por enfermedades que requieren intervenciones quirúrgicas relativamente menores.

    Abstract in English:

    INTRODUCTION: There is a paucity of published data on the type of conditions that require surgery among children in sub-Saharan Africa. Such information is necessary for assessing the impact of such conditions on child health and for setting priorities to improve paediatric surgical care. METHODS: Described in the article is a 29-month prospective study of all children aged <15 years who were admitted to a government referral hospital in the Gambia from January 1996 to May 1998. RESULTS: A total of 1726 children were admitted with surgical problems. Surgical patients accounted for 11.3% of paediatric admissions and 34 625 total inpatient days. The most common admission diagnoses were injuries (46.9%), congenital anomalies (24.3%), and infections requiring surgery (14.5%). The diagnoses that accounted for the greatest number of inpatient days were burns (18.8%), osteomyelitis (15.4%), fractures (12.7%), soft tissue injuries (3.9%), and head injuries (3.4%). Gambian children were rarely admitted for appendicitis and never admitted for hypertrophic pyloric stenosis. The leading causes of surgical deaths were burns, congenital anomalies, and injuries other than burns. DISCUSSION: Prevention of childhood injuries and better trauma management, especially at the primary and secondary health care levels, should be the priorities for improving paediatric surgical care in sub-Saharan Africa. Surgical care of children should be considered an essential component of child health programmes in developing countries.
  • Improving stroke outcome: the benefits of increasing availability of technology Research

    Heller, Richard F.; Langhorne, Peter; James, Erica

    Abstract in French:

    Les accidents vasculaires cérébraux constituent un problème majeur de santé publique, avec un taux de létalité élevé et une proportion importante, parmi les survivants, de personnes dépendantes ayant besoin de soins infirmiers et autres. Ces dernières années, la pratique clinique s’est considérablement modifiée, en particulier en matière d’investigation des accidents vasculaires cérébraux, et plusieurs interventions prometteuses, faisant notamment appel à de nouveaux traitements pharmacologiques, sont à l’étude. Nombre des investigations et traitements mentionnés ici ne sont pas partout disponibles dans les pays en développement, et c’est pourquoi nous avons cherché à explorer les bénéfices potentiels, sur l’issue des accidents vasculaires cérébraux, de diverses stratégies de prise en charge dans un contexte de ressources limitées. Une analyse décisionnelle a été réalisée pour explorer le bénéfice potentiel d’interventions visant à améliorer l’issue d’un accident vasculaire cérébral chez les patients hospitalisés pour ce motif, compte tenu de la technologie disponible dans différentes régions du monde. Quatre situations ont été identifiées, en fonction du niveau de ressources. Après un accident vasculaire cérébral, la proportion de patients décédés ou dépendants à six mois était de 61,5 % en l’absence de toute intervention. Dans la situation 4, avec pour seule intervention une introduction différée de l’aspirine, le bénéfice absolu au niveau de l’issue (décès ou dépendance) était de 0,5 %; la présence d’un service organisé de prise en charge des accidents vasculaires cérébraux (situation 3) produisait le plus fort bénéfice additionnel, soit 2,7 %. Des interventions supplémentaires consistant en une scanographie non pratiquée en urgence et permettant d’éviter l’administration d’un anticoagulant ou d’aspirine à un patient victime d’un accident vasculaire cérébral hémorragique (situation 2), et en une scanographie immédiate pour permettre l’utilisation de thrombolytiques en cas d’accident vasculaire cérébral non hémorragique (situation 1) ne produisaient qu’un bénéfice additionnel de 0,4 % chacune. Ces observations pourraient faire l’objet d’une analyse économique ou d’une analyse coût-avantages des différentes options de prise en charge. Il est déjà manifeste que l’aspirine est bon marché, qu’elle peut être administrée avec un bénéfice certain à la plupart des patients atteints d’accident vasculaire cérébral et qu’elle offre probablement le meilleur bénéfice au coût le plus faible en tant que traitement des accidents vasculaires cérébraux dans les pays en développement. Il ressort clairement de cette analyse que les bénéfices apportés par le traitement de l’accident vasculaire cérébral après sa survenue sont minces. Pour réduire la charge de morbidité due à cette affection, des efforts de prévention primaire sont indispensables et auront vraisemblablement un impact supérieur à celui des meilleures interventions mises en oeuvre après l’accident. A défaut d’une bonne prévention primaire, il faut faire tout ce qui est possible pour réduire les séquelles de l’accident vasculaire cérébral. La présente analyse constitue une base rationnelle pour l’élaboration de directives cliniques applicables au contexte économique dans lequel se trouve le patient.

    Abstract in Spanish:

    Los accidentes cerebrovasculares (ACV) representan un importante desafío para la salud pública, debido a que se asocian a una alta tasa de letalidad y a que una muy elevada proporción de los supervivientes quedan en un estado que exige algún tipo de asistencia. Durante los últimos años la práctica clínica ha evolucionado considerablemente - sobre todo en la investigación de los ACV - y se están desarrollando varias intervenciones prometedoras, incluidos nuevos tratamientos farmacológicos. Muchos de esos tratamientos e investigaciones no pueden aplicarse fácilmente en el mundo en desarrollo, de ahí que nos propusiéramos examinar la mejora potencial del pronóstico de los ACV asociada a las estrategias terapéuticas que impone la escasez de recursos. Se llevó a cabo un análisis de decisiones para determinar las ventajas potenciales de las intervenciones encaminadas a mejorar el pronóstico de las víctimas de ACV ingresadas en hospitales, teniendo en cuenta la tecnología disponible en diferentes partes del mundo. Se identificaron cuatro situaciones en función de los recursos disponibles. La proporción de víctimas de ACV que habían muerto o vivían en una situación de dependencia a los seis meses era del 61,5% entre los casos en que no se había aplicado ninguna intervención. La situación 4, caracterizada por la administración tardía de aspirina como única intervención, determinó una mejora absoluta del 0,5% de los resultados (defunción o dependencia), y la adición de una unidad organizada contra los ACV (situación 3) determinó la mayor mejora porcentual: 2,7%. Otras intervenciones adicionales, como la práctica de una tomografía computarizada (TC) no urgente - y la consiguiente posibilidad de evitar los anticoagulantes o la aspirina en quienes habían sufrido un ACV hemorrágico (situación 2) - y la TC inmediata con miras a emplear trombolíticos en caso de ACV no hemorrágico (situación 1), se tradujeron sólo en una muy leve mejora, del 0,4% en cada caso. Con estos datos fue posible realizar análisis económicos y de costo-beneficio de las distintas opciones de tratamiento. Está ya demostrado que la aspirina, amén de barata, tiene efectos claramente beneficiosos en la mayoría de los pacientes que han sufrido un ACV y puede proporcionar el máximo beneficio por el mínimo costo como tratamiento de esos pacientes en los países en desarrollo. El análisis pone claramente de relieve la escasa magnitud de los beneficios conseguidos al tratar el ACV una vez que se ha producido. Las iniciativas de prevención primaria son fundamentales para reducir la carga de morbilidad por ACV y pueden tener un impacto mayor incluso que las intervenciones óptimas aplicadas después del episodio. A falta de una buena prevención primaria, debe hacerse todo lo posible para reducir las secuelas de los ACV. Este análisis esboza un marco racional para empezar a formular directrices clínicas que puedan aplicarse en las circunstancias económicas que rodean al paciente.

    Abstract in English:

    INTRODUCTION: A decision analysis was performed to explore the potential benefits of interventions to improve the outcome of patients admitted to hospital with a stroke, in the context of the technology available in different parts of the world. METHODS: The outcome of death or dependency was used with a six-month end-point. RESULTS: Four settings were identified that would depend on the resources available. The proportion of stroke patients who were dead or dependent at six months was 61.5% with no intervention at all. Setting 4, with the only intervention being the delayed introduction of aspirin, produced a 0.5% absolute improvement in outcome (death or dependency), and the addition of an organized stroke unit (Setting 3) produced the largest incremental improvement, of 2.7%. Extra interventions associated with non-urgent computed tomography and thus the ability to avoid anticoagulation or aspirin for those with a haemorrhagic stroke (Setting 2), and immediate computed tomography scanning to allow the use of thrombolytics in non-haemorrhagic stroke (Setting 1), produced only small incremental benefits of 0.4% in each case. DISCUSSION: To reduce the burden of illness due to stroke, efforts at primary prevention are essential and likely to have a greater impact than even the best interventions after the event. In the absence of good primary prevention, whatever is possible must be done to reduce the sequelae of stroke. This analysis provides a rational basis for beginning the development of clinical guidelines applicable to the economic setting of the patient.
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